Oui, la vie est belle!
Pas toujours facile mais si elle l'était on s'ennuierait sûrement.
Prendre les choses comme elles viennent, y croire, continuer, avancer, rêver.
Rêver devant un ciel étoilé. A la manière du p'tit Prince: avec naïveté mais aussi lucidité.
Lui aussi aurait pu dire "mais maman, la vie n'est pas un long fleuve tranquille!"
Se laisser surprendre, ne pas juger, voir ce qu'il y a de positif en chacun de nous.
Ce n'est pas parce que l'on fait les choses différemment qu'on ne les fait pas bien. Ce n'est pas parce qu'on semble ne pas écouter qu'on n'écoute pas, parce que l'on semble ne pas voir qu'on ne voit pas.
Ah! voir les choses... On voit tellement mieux ce qui se passe chez les autres que ce qui se passe chez soi. Et j'en revient toujours à la même conclusion : on ne voit que ce que l'on est capable de voir! "Capable" dans tout ce que ce mot veut dire : avoir la capacité de. Personne ne demande à un enfant de 2 ans de nager la brasse coulée, son développement psychomoteur n'est pas prêt. Alors pourquoi exiger des gens qu'ils aient la capacité de comprendre ce qui leur échappe? Cela veut bien dire ce que ça veut dire: ça échappe, ça sort du contrôle, de la volonté. Alors comment faire pour les rattraper, ces choses qui nous échappent? La question n'est sans doute pas la bonne. Peut-être suffit-il de les laisser s'enfuir, peut-être qu'elles ne veulent pas être apprivoisées, qu'elles ne veulent pas de nous.
J'ai toujours aimé les chats et, enfant, mes parents me disaient souvent "laisse-le aller! s'il ne veut pas rester près de toi, tu ne peux pas l'y obliger!". Oui mais je n'avais pas de chat à la maison. Alors, dès que je pouvais en prendre un dans mes bras, je voulais en profiter, savourer le plaisir de cajoler cette petite bête... même contre son gré. Je restai des heures avec un chaton dans les bras à lui faire des guili-guilis sous le menton. Et peut m'importait qu'il me griffe ou me morde, cela n'avait pas d'importance, le plaisir de toucher cette boulette de poils était plus fort que la douleur qu'elle pouvait m'infliger. D'ailleurs je n'en ai jamais eu peur même après avoir été fortement griffée par l'un d'eux quand j'étais petite.
Finalement, c'est peut-être ça une belle vie: aller vers ce que l'on aime, obstinément, vaincre les obstacles et les blessures, savourer le plaisir de tenir dans ses bras ceux que l'on aime, ne pas se laisser envahir par les "ne fais pas ceci, ne fais pas cela", suivre ce que l'on sait être juste au fond de soi.
Alors c'est vrai, les chatons que j'ai eu entre les bras ont certainement pesté mais ils ont aussi eu beaucoup de tendresse et de caresses. :-)
Léa